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Les dessous du conflit sanglant qui frappe le Soudan
Publie Mercredi 10 Mai 2023 à 21:59
Par
Rayan
de la redaction en chef
Depuis la mi-Avril (le 15 avril), un conflit sanglant bat son plein au Soudan. Ce conflit oppose l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires. Quelle est l'origine autrement dit la ou les cause(s) de ce conflit, que réclame chaque partie, quelles sont les conséquences de ce conflit et quelles sont les pays impliqués dans ce conflit ? Répondre à ces questions fera l'objet de notre analyse !
Depuis la mi-Avril, des sanglant affronts battent leur plein à Khartoum, la capitale du Soudan. Ces affronts sont dus au conflit opposant l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires. Ils ont déjà fait des milliers de mort et ont causé la fuite de plusieurs ressortissants Soudanais vers des pays limitrophe, obligeant ainsi certains Pays à rapatrier leur ressortissant.
Causes et origines du conflit :
Pour comprendre les causes et origines du conflit qui opposent les troupes du général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée et dirigeant de facto du Soudan, et Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), nous devons faire un petit détour dans la passe, notamment en 2019.
Le 11 avril 2019 Omar el-Béchir, dirigeants du Soudan depuis 3 décennies (1989), a été écarté du pouvoir et arrêté après quatre mois de manifestations antigouvernementales, annonça l'armée. Un gouvernement de transition dirige par les civils a dont été mis sur pied. 2 ans après, le 25 octobre 2021, le général Abdel Fattah al-Burhane principalement et le général Mohamed Hamdane Daglo, s'emparaient du pouvoir après un Putsch qu'ils ont organisé, maintenant ainsi le pouvoir de transition aux arrêts. Les 2 généraux sont au fil du temps devenu rivaux. L'un, Mohamed Hamdane Daglo est le chef des paramilitaires des forces de soutien rapide (FSR). Le FSR est un groupe qui a été créé en 2013. Regroupant des milliers d'anciens Janiawids, des militaires arabes. Après le coup d'état de 2021. Le Générale Mohammed Daglo chef du SFR et le général Abdel Fattah chef de l'armée régulière soudanaise, avaient entamé des discussions en vue de l'intégration du SFR dans l'armée régulière soudanaise, le but étant d'intégrer les soldats du SFR comme membre à part entière de l'armée régulière du soudain, faisant d'eux ainsi des soldats de l'armée régulière soudanaise. Le général Mohammed Daglo chef du SFR retarde les discussions, ne voulant pas perdre son influence car ses hommes seront après intégration sous la gouverne du général Abdel Fattah chef de l'armée régulière soudanaise. Malheureusement les discussions sont restées terne trop longtemps et ont fini par se transformer en conflits entre les 2 parties.
Conséquences du conflit :
Depuis le début des combats, entre 30.000 et 40.000 habitants ont du se réfugier au Tchad. Ce pays voisin accueille déjà plus de 500.000 réfugiés soudanais. Les experts annoncent un exode de civils au premier cessez-le-feu. Les affronts ont mis hors service 75 % des hôpitaux en zone de combat, selon les statistiques des syndicats de médecins, dans un pays où près du tiers de la population souffre de la faim. Le conflit choque actuellement toute la communauté internationale. Le pape François a appelé au dialogue et à l'apaisement face à la situation qui part dans tous les sens. Plusieurs pays ont entamé des opérations d’évacuations rapide de leurs ressortissants et de leurs personnels diplomatiques.
Les autres pays impliqués :
Selon plusieurs experts une issue militaire rapide semble improbable ; tous les ingrédients sont réunis pour un conflit prêt à s’installer dans la durée. « Le défi est que le conflit, parce qu’il s’étend dans chaque coin du pays, touche la frontière avec le Tchad, la République centrafricaine, le Soudan du Sud et l’Ethiopie. C’est une énorme inquiétude », s’inquiète Cameron Hudson, analyste du Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington, questionné par l’AFP. Selon lui, les deux camps tentent d’attirer d’autres protagonistes. Le groupe paramilitaire Wagner, très actif en Ukraine, opère discrètement, car il exploite les mines d’or du pays. Plusieurs sourcent s’accordent aussi à dire que l’Egypte soutient l’armée, tandis que les Emirats arabes unis encouragent les FSR. La Libye, la Centrafrique, le Tchad et l’Ethiopie notamment sont eux aussi susceptibles de jouer un rôle politique voire militaire. « Si le Soudan entre dans un tunnel sombre, tout le monde en paiera le prix », prédit Abdulkhaleq Abdulla, professeur de sciences politiques émirati.
Pour plus de précisions et une meilleure compréhension, regarder la vidéo YouTube qui suit !